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Théâtre contemporain

CAMUS-CASARES

Une géographie amoureuse

de Jean-Marie Galey et Teresa Ovidio

INFOS

Spectacle tous publics

Horaire : 19h30

Lieu : Salle du Dôme

 

Relâches : 
les mardis 13, 20 et 27/07


Durée : 1h20

Tarifs : 

Plein : 22€

Off : 15€

PRÉSENTATION

D’après la correspondance amoureuse d’Albert Camus et Maria Casarès

1944 - 1959 (Editions Gallimard)

Ces échanges amoureux magnifiques, d’une très grande richesse lyrique et émotionnelle ont aussi la particularité de révéler un Camus surprenant : tourmenté, instable, fragile, capricieux, au comportement parfois machiste, éloigné de l’écrivain profond et grave que nous connaissons. Les lettres de Casarès sont une révélation. Elles témoignent d’un humour ravageur qui brocarde ses contemporains, auteurs, metteurs en scènes, comédiens, politiques, avec allégresse et sans retenue aucune ! Fille sauvage de la Galice, d’une vitalité ahurissante, elle vit le bonheur et le malheur avec la même intensité.

Albert Camus et Maria Casarès ont marqué ce siècle. Casarès, dont la carrière cinématographique  reste dans la mémoire du grand public, est, avec Gérard Philipe et Jean Vilar, l’incarnation de la modernité du théâtre de l’après-guerre. Quant à Albert Camus, il est encore et toujours le philosophe, l’auteur de référence de la pensée contemporaine. Ses prises de positions politiques, philosophiques, sociales, parlent à l’intime de chacun d’entre nous. Ils se rencontrent le 6 juin 1944 à Paris, jour du débarquement de Normandie. Elle a 21 ans, lui 30. Ils vivent une passion éphémère jusqu’en octobre, moment où la femme de Camus, Francine, revient d’Algérie. Casarès met alors fin à leur relation. Le 6 juin 1948, ils se croisent par hasard boulevard Saint Germain, se retrouvent et ne se quitteront plus, jusqu’à la disparition d’Albert Camus dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960.

Ils auront vécu quinze années dans une passion solidaire, éloignés souvent l’un de l’autre, mais ensemble toujours, partageant les mêmes enthousiasmes, les mêmes tourments, le même regard sur une époque particulièrement agitée où l’un et l’autre se construisaient. Camus dans son métier d’écrivain, sa passion pour le théâtre, ses doutes, le travail acharné de l’écriture, malgré la tuberculose. Casarès dans sa carrière de jeune comédienne, déjà riche pourtant de quelques grands chefs-d’œuvre cinématographiques comme "Les enfants du paradis" ou "La chartreuse de Parme", et aussi de son passage éclair à la Comédie française, suivi des années les plus belles du Théâtre National Populaire de Jean Vilar, à la naissance du Festival d’Avignon.

 

GÉNÉRIQUE​

Adaptation et interprétation : 
Jean-Marie Galey et Teresa Ovidio

Mise en scène : Elisabeth Chailloux

Lumières : Franck Thévenon

Son : Thomas Gauder

Production :
Compagnie Châteaux en Espagne


Co-production : Stéphane Marsil - Beaubourg production
Théâtre de la Balance

Administration : Hélène Icart

Soutien : Adami,Spedidam

Contact diffusion :

Alexandra Gontard 06 62 41 95 51

alexandragontard@gmail.com

LA PRESSE EN PARLE...

"Le spectacle ravive non seulement une passion mais fait revivre une intelligence du temps présent, où Camus comme Casarès grandissent en esprit. Après-guerre, existentialisme, gaullisme, communisme, guerre d'Algérie et Festival d'Avignon..., ils traversent l'histoire; et de son écriture chahutée mais souveraine, Casarès apparaît plus forte, plus joyeuse, plus féroce que Camus, si souvent en proie aux doutes. Dans leurs costumes sombres et sans âge, Jean-Marie Galey et Teresa Ovidio réinventent les voix de ces deux admirables amants, qui sans gémir ni renoncer à soi-même, à sa vocation, surent avec orgueil s'aimer, se respecter jusqu'au bout. Elisabeth Chailloux a suscité entre les deux acteurs des liens infimes, des regards, des gestes. Ils ne cherchent jamais à imiter leurs modèles, auxquels d'ailleurs ils ne ressemblent pas. Et pourtant magie du théâtre, il les font descendre parmi nous. Et Camus, et Casarès soudain, deviennent plus intrigants personnages de théâtre qu'aucun personnage qu'ils aient jamais pu jouer ou imaginer."  Télérama (Fabienne Pascaud)

"Un moment hors du temps, un souffle magique d'amour, d'aventure et de grâce nous a été donné ce soir-là. Ecrit et sublimement interprété par deux immenses acteurs, Jean-Marie Galey et Teresa Ovidio, dans une mise en scène toute en délicatesse d’Elisabeth Chailloux, ce texte est une adaptation de la correspondance échangée entre Albert Camus et Maria Casarès entre 1944 et 1959, parue en 2017 aux Editions Gallimard (...).  Un moment rare, avec deux artistes de très haut talent."  Stemp Magazine (Éric Viou)

Teresa Ovidio et Jean-Marie Galey se

sont rencontrés en créant à Avignon au

Théâtre du Balcon "Ay Carmela" de Sinisterra

dans la mise en scène de Pierre Chabert. 

 

Un spectacle au destin magique qu’ils

auront joué à ce jour plus de 900 fois.

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© Photos : Valentine Galey

NOTE D'INTENTION...

 

Ce spectacle est une adaptation, destinée à la scène, de la correspondance échangée entre Albert Camus et Maria Casarès entre 1944 et 1959, parue en 2017 aux Editions Gallimard. Nous avons donné au montage minutieux de cette relation hors-norme le titre "Camus-Casarès - Une géographie amoureuse" qui nous parait refléter la "carte de Tendre" ou "carte du tendre" imaginée au XVIIème siècle, où l’on trouve tracée la carte topographique et allégorique des différentes étapes de la vie amoureuse selon les Précieuses de l’époque. Une carte de géographie, avec ses sentiers sinueux, ses impasses, ses vallons paisibles, ses clairières enchantées, ses marécages, ses rudes rochers, ses cols réputés infranchissables… Autant de chemins vers l’extase. Il en est ainsi des grandes rencontres amoureuses. Nous sommes parvenus dans un premier temps à rassembler 172 lettres sur les quelques 865 que compte cette correspondance ! Choix arbitraire mais cohérent qui veille à conserver la vivacité et le mouvement de la partition. C’était pour nous une première étape de travail, une matière brute. Matière qui nous a permis de prendre nos marques pour le travail à venir. Nous y avons adjoint des extraits d’interviews et souvenirs de Maria Casarès, accompagnés de fragments des "Carnets II et III" d’Albert Camus écrits dans ces années-là. Jean-Marie Galey

"Merci à eux deux. Leurs lettres font que la terre est plus vaste, l’espace plus lumineux, l’air plus léger simplement parce qu’ils ont existé."

Catherine Camus